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03.01.2015

NOUVEL AN 2015 : Réponse de SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’Etat, aux voeux de la Société Civile (Koulouba, le 30 décembre 2014)

Monsieur le Président du Conseil National de la Société Civile,

Mesdames et Messieurs,

A mon tour, c’est avec beaucoup de plaisir que je vous présente,  à vous et à toutes les couches socioprofessionnelles dont vous êtes la voix, mes sincères vœux pour l’année nouvelle. Puisse-t-elle être pour nous tous et pour notre chère patrie, l’année de tous les espoirs, celle de l’amorce véritable de la relance du vivre ensemble, tel que l’ont connu et nous l’ont légué nos parents, celle du retour effectif à la situation de pays apaisé et réconcilié avec lui-même !

Monsieur le Président du Conseil National de la Société Civile!

Je voudrais, avant tout, vous remercier pour toutes les marques de reconnaissance exprimées à l’endroit de mon Gouvernement et de moi-même et pour votre appréciation de la qualité des résultats socioéconomiques obtenus depuis un an.

Vous avez évoqué, à juste titre, les efforts déployés par le Gouvernement, pour maintenir un cadre de dialogue social ouvert et constructif, afin de faire face, de manière participative et inclusive, aux multiples besoins sociaux exprimés. Nous sommes conscients que la cohésion sociale a été soumise à rudes épreuves suite aux événements que vit notre pays depuis bientôt deux ans.

CNSC

Merci pour vos propos encourageants au sujet de l’effectivité de la lutte engagée par le Gouvernement contre l’impunité et la corruption.  Merci pour votre résolution à vous engager à nos côtés. Nous l’apprécions hautement et soyez sûrs que ces actions se poursuivront.

Monsieur le Président du Conseil National de la Société Civile,

J’ai écouté vos propos avec la plus grande attention et je vous en remercie très sincèrement. Vous nous avez fait un diagnostic détaillé, complet et sans complaisance, ainsi que le tour des grandes questions de développement de la Nation. Ce faisant, vous avez abordé les aspects importants de la vie de notre société et les maux les plus graves qui minent notre édifice social, ceux précisément qui freinent notre développement économique et social.

Cet exercice vous aura permis d’une part, de mettre en exergue les causes de dysfonctionnements graves de notre société, et d’autre part, de proposer une gamme de remèdes, qu’ensemble, nous devrons mettre en œuvre.

Je vous remercie pour cette excellente contribution.

Monsieur le Président du Conseil National de la Société Civile,

Je partage vos préoccupations qui sont également les nôtres et, comme vous avez pu le constater, nous avons une vision claire à ce sujet. En effet, mes principaux axes de travail, ayant servi d’orientations au travail gouvernemental, mes promesses aux Maliennes et aux Maliens visant à redonner au pays sa dignité et son honneur, sont comme suit:

  1. ​Mettre en place des institutions fortes et crédibles ;
  2. ​Restaurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble ​du territoire ;
  3. ​ Mettre en œuvre une politique active de réconciliation nationale ;
  4. ​ Reconstruire l’école malienne ;
  5. ​ Faire évoluer le Mali vers une économie émergente ; et,
  6. ​ Mettre en œuvre une politique active de développement social.

Nous nous sommes attelés au renforcement effectif des institutions et au renforcement des systèmes et des valeurs de société. Fort de votre accompagnement, le Gouvernement a organisé les Assises nationales sur le Nord, les Etats généraux de la Décentralisation, l’Atelier national sur le Programme de Développement Accéléré des Régions du Nord, ainsi que des foras, des Tables rondes et autres Ateliers auxquels vous avez contribué de fort belle manière.

Les actions que vous-même avez menées sont en parfaite cohésion avec cette vision et ses axes. Il en est ainsi, à titre d’illustration, des pourparlers inter-maliens d’Alger, pour lesquels le Gouvernement a privilégié le dialogue comme forme de résolution des conflits, ainsi que de support aux actions humanitaires, qu’elles soient liées au retour des réfugiés ou simplement à des besoins de tous les jours.

De même, la souveraineté et la sécurité alimentaires, l’accès à tous les services sociaux de base, notamment d’éducation, de santé publique, d’eau potable et d’hydraulique rurale, ainsi que d’environnement constituent des priorités du Gouvernement déjà prises en charge par les différents départements concernés.

S’agissant particulièrement de vos souhaits de voir d’une part, l’élaboration d’une loi sur la Santé communautaire et d’autre part, la mise en œuvre d’une politique nationale de développement de la nutrition, je puis vous assurer que celles-ci figurent en bonne place dans le programme gouvernemental. Dans chacun de ces domaines, nous privilégions la prévention.

Monsieur le Président du Conseil National de la Société Civile,

La soif de justice et d’équité de nos populations est légitime, et bien assurément, nous la partageons et nous l’assumons. C’est ce qui sous-tend toutes nos actions de lutte contre l’impunité et la corruption.

Tous les secteurs de la vie nationale seront mis à contribution pour relever, rapidement et avec efficacité, les multiples défis du développement auxquels nous faisons face. Le relèvement effectif de ces défis requiert l’instauration et le maintien de la sécurité publique à tous les niveaux. Tout est mis en œuvre afin que nos forces de sécurité bénéficient des conditions les meilleures pour faire face et combattre toute forme d’insécurité potentielle.

Monsieur le Représentant  des forces vives de la Nation,

Vous conviendrez avec moi de la nécessité de disposer de ressources suffisantes et adéquates, tant humaines, matérielles que financières, pour conduire et réussir un tel programme. La crise sociopolitique que nous avons traversée et les crises internationales auxquelles nous ne pouvons nous soustraire, nous conduisent à faire face à un véritable défi macroéconomique. Aussi nos ressources internes seront-elles exploitées et utilisées de manière prudente, pertinente et judicieuse. Plusieurs cessions de contrats miniers sont en réexamen, pour en vérifier l’équilibre des intérêts et la profitabilité. Les incompréhensions que nous avons eues récemment dans nos relations avec les Partenaires au Développement sont à présent aplanies ; ce qui explique leur retour et la poursuite de leur appui.

Monsieur le Président du Conseil National de la Société Civile,

Mesdames, Messieurs,

Encore une fois, je vous souhaite à chacun dans son secteur d’activités, à vos proches et à vos familles, mes vœux les plus ardents de bonne santé, de bonheur familial et de francs succès dans vos entreprises.

Je vous remercie !

Bonne année 2015 !