L’économie malienne

Depuis 1992, le Mali a mis en œuvre différents programmes de réformes qui ont permis d’enregistrer des progrès significatifs dans la libéralisation de l’économie, la réduction des déséquilibres macro-économiques et le rétablissement des conditions d’une croissance durable et soutenue de l’économie.

Principaux indicateurs

Superficie : 1 241 238 km²

Monnaie locale : Franc CFA

Population : 14 517 000 habitants

Principaux produits d’exportation : coton, or, bétail

Taux de croissance de la population : 2.2%

Marché : UEMOA (70 millions de consommateurs)

Langue officielle : Français

PIB nominal : 5 651 milliards de Francs CFA en 2013

Taux de croissance du PIB : 4,8% en 2013 et une projection de 7% en 2014.

Principaux secteurs de l’économie

Le Mali est un pays en développement, membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le Mali s’est hissé au niveau de premier producteur de coton de l’Afrique au sud du Sahara et 3e producteur d’or en Afrique. Il possède le premier troupeau de bétail de la sous-région, assure l’autosuffisance alimentaire durable en année de pluviométrie normale et subvient à l’ensemble de ses besoins en céréales sèches. Grâce aux réussites déjà constatées et au regard des potentialités déjà existantes, notamment dans les cultures irriguées et l’élevage qui reste à développer, le Mali a donc démontré qu’il peut devenir la grande puissance agricole de la sous-région.

 

L’or occupe la première place dans les recettes d’exportation du Mali, suivi du bétail, du coton et du fer. Les revenus tirés de l’or représentent environ 25 % du PIB et 75 % des recettes d’exportation et font du Mali le troisième producteur aurifère d’Afrique après l’Afrique du Sud et le Ghana.

 

L’activité industrielle est concentrée autour des activités agricoles.

L’émigration constitue une très importante manne de revenus. En effet, depuis plusieurs années, les capitaux envoyés par des migrants maliens dépassent de loin l’aide publique au développement.

 

En ce qui concerne l’immobilier, le Mali est un pays en chantier. Il existe de nombreux projets publics et privés dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics. La demande en matériaux de construction est en très forte croissance. Aussi, les créneaux suivants offrent d’énormes possibilités d’investissement : fabrique de briques, cimenteries, fabrication de chaux et de peintures, production de plâtre, fabrication de fer à béton et autres, menuiserie métallique ou de bois pour les bâtiments, fabrication d’appareils électriques (ampoules, disjoncteurs, prises, gaines).

 

Le tourisme se développe depuis quelques années. Citons notamment les sites classés au patrimoine mondial de l’humanité UNESCO : le Pays Dogon, Tombouctou, Djenné, le tombeau des Askia à Gao.

La démocratisation du pays, la libéralisation économique constituent aujourd’hui un environnement propice au développement du secteur bancaire et de celui des assurances.

 

Le Mali possède comme principales ressources naturelles des produits agricoles. En effet, 80 % de la population étant active trouve un emploi dans ce domaine. Les vingt autres pourcent sont dans l’industrie et les services. Leur production est surtout basée sur les céréales qui constituent l’essentiel de leur base alimentaire. Ces céréales sont surtout : le mil, le sorgho, le riz, le maïs, le fonio ainsi que le blé. Il y a aussi quelques tubercules tels que : l’igname, la pomme de terre et le manioc. Une des cultures ayant eu une certaine montée en production est celle de la production fruitière et maraîchère. Les bananes, les mangues et les oranges forment une importante exportation vers les pays d’Europe et les pays arabes.

Le coton représente environ 1 % du PIB et 15 % des recettes d’exportation. La filière se porte relativement bien, après la crise qu’elle a connue à partir de la saison 1997/98. L’État subventionne les intrants, garantit les prix aux producteurs et fournit de l’appui et des conseils aux organisations de producteurs.

Parmi les autres facteurs positifs, il faut citer la restructuration de la Compagne malienne de développement du textile (CMDT), ainsi que la bonne tenue des cours mondiaux du coton.

Une économie malienne résiliente face à la crise

Selon un rapport de la Banque mondiale, l’économie malienne a relativement bien résisté à la crise politique et sécuritaire qui a touché le pays en 2012.

› La production agricole a augmenté de 14% et la production aurifère de 9% en 2012

› Le taux de croissance économique a été de 4,8% en 2013

 

Le Mali s’engage sur la voie de la relance économique du fait de l’amélioration du climat politique et sécuritaire.

Le PIB réel a s’est accru de 4,8% du fait de la relance du secteur tertiaire et la reprise des chantiers de construction. En 2014, la croissance pourrait dépasser les 7% stimulée par un afflux de l’aide internationale.

 

Sources : BAD, Commission de l’UEMOA et Banque mondiale.