Histoire du Pays

Le Mali a été le berceau d’une brillante civilisation et a connu de puissants empires.

 

L’Empire du Ghana (ou Ouagadou) : ses origines remontent au IVème siècle. Le Ouagadou avait pour chef leTounka (Roi de l’or) assisté d’un conseil de hauts dignitaires et d’administrateurs qui contrôlaient les Etats vassaux et les conditions du commerce.

L’Empire du Mali (ou le Mandé) succéda à l’empire du Ghana. Il fut fondé au XIème siècle. Il s’étendait de l’Atlantique à la boucle du Niger. Constitué par les Mandingues (groupe ethnique comprenant : les Malinké, les Bambara, les Dioula), les rois qui étaient des chasseurs s’appelaient Mansa. Le héros légendaire fut Soundiata Kéita qui sauva le Mandé de l’emprise du Roi sorcier Soumangouroun Kanté, protégé par 63 totems qui le rendaient invincible.

Soundiata détrôna Soumangourou et unifiera le Mandé et régna encore pendant 20 ans. Son empire était organisé en 30 clans (4 clans de guerriers 5 de marabouts 5 d’artisans et 16 d’hommes libres). L’empire, en plus de l’exploitation de l’or était favorable à la culture du coton et de l’arachide. Soundiata disparaît en 1255 lassant son empire plus vaste que celui du Ghana.

Mansa Moussa, ) est connu pour son fameux pèlerinage à la Mecque. Les caravanes de cuivre, de sel, d’or et d’étoffes renflouaient l’économie de l’empire. Les échanges économiques donnèrent lieu à des contacts culturels, créant ainsi une civilisation négro-arabo-berbère dont Tombouctou, Gao et Djénné furent les centres. L’armée de Mansa Moussa était forte de 100.000 hommes. Mais bientôt une autre puissance, l’empire songhoï, prit sa place.

L’Empire Songhoï : Son fondateur fut Soni Aliber (Ali le Grand) qui éclipse l’empire du Mali. Il libéra les Songhaï. Il régna pendant 27 ans. Malheureusement après l’essor de Gao, Tombouctou et Djenné plaques tournantes du commerce de l’or, l’expédition marocaine du Pacha Djouder vainquit les Songhoï dans la bataille de Tondibi.

A partir des XVIIème et XVIIIème siècles, les grands empires se divisent en donnant naissance aux royaumes Bambara de Ségou et du Kaarta, aux empires Peul du Macina (avec Hamdalaye sa Capitale), Dioula du Ouassoulou de Samori Touré ; Toucouleur d’El Hadj Oumar.

Ces deux derniers tentèrent de réunifier les royaumes en vain. Ils se heurtèrent aux forces de pénétration coloniale qui s’implantèrent dans le pays à partir de 1850. Haut Sénégal Niger, puis Soudan Français, le Mali resta colonie française jusqu’en 1956.

En 1959 la Grande Fédération du Mali est née avec le Sénégal et le Soudan ; mais elle se dissout en 1960.

Le 22 septembre 1960 la République Soudanaise rompt tous ses liens avec la France et proclame son indépendance sous l’appellation de République du Mali, présidée par Modibo Kéita.

Un coup d’Etat, exécuté par un Comité Militaire de Libération Nationale(CMLN)le 19 novembre 1968, renverse le président Modibo KEITA. Le lieutenant Moussa Traoré prend le pouvoir. Il instaure le monopartisme.

Le 26 Mars 1991 une révolte populaire couronnée par un coup d’Etat destitue Moussa TRAORE et un Gouvernement de Transition est instauré avec comme Président [[Amadou Toumani Touré.

En août 1991 une Conférence Nationale est organisée. Elle constitue le point de départ d’un Mali nouveau, démocratique.

Le 5 juin 1992, la Transition prend fin, à l’issue des élections présidentielles et législatives générales.

Le 8 juin 1992, investiture du Président Alpha Oumar Konaré , premier Président de la 3ème République, pour un mandat de 5 ans.

En 1997, le Président Konaré est réélu pour un second mandat.

Le 8 juin 2002, investiture du Président Amadou Toumani Touré « ATT » pour 5 ans.

Le 8 juin 2007, Le Président Amadou Toumani Touré « ATT » est réélu pour 5 ans.

Le 17 janvier2012, déclenchement d’une rébellion armée dans le nord du pays.

Le 22 mars 2012, coup d’Etat contre le Président Amadou Toumani Touré. Un comité militaire dirigé par le Capitaine Amadou Aya Sanogo prend le pouvoir à la suite d’une mutinerie.

Le 12 avril 2012, investiture du Président Dioncounda Traoré comme Président de la transition.

Le 04 septembre 2013, investiture du Président Ibrahim Boubacar Kéita pour 5 ans.

Chronologie de la crise Malienne

17 janvier 2012 : Début de la rébellion touareg menée par le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), avec l’attaque sur les positions armées maliennes, dans le nord du pays.

22 mars 2012 : Renversement par des militaires du régime du président Amadou Toumani Touré, accusé d’incompétence dans la lutte contre la rébellion touarègue et les groupes islamistes dans le nord. La Constitution est suspendue.

2 avril 2012 : Proclamation de sanctions et d’embargo total contre le Mali par la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest). L’Union africaine à son tour sanctionne le régime militaire malien issu du coup d’Etat (3 avril).

12 avril 2012 :
 Investiture du président Dioncounda Traoré comme président de transition dans le cadre de l’accord signé par la junte avec la Cédéao, prévoyant le transfert du pouvoir aux civils.

27 mai 2012 : 
Fusion du MNLA avec les islamistes d’Ansar Dine et proclamation d’un Etat islamique indépendant au nord du Mali régi par la charia.

30 juin 2012 : Début de la destruction de mausolées et de lieux saints de l’islam à Tombouctou par les islamistes. Ces destructions surviennent deux jours après l’inscription de Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril.

20 août 2012 : Annonce par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra de la composition d’un gouvernement d’union nationale, sous l’égide du président Dioncounda Traoré.

1er septembre 2012 : Consolidation par les islamistes de leurs positions dans le Nord. Ils prennent le contrôle de la ville de Douentza, dans la région de Mopti.

4 septembre 2012 : Réclamation par le président Traoré d’une intervention des forces militaires d’Afrique de l’Ouest pour reconquérir le Nord.

11 décembre 2012 : Démission du Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, suite à son arrestation par des soldats de l’ex-junte militaire.

20 décembre 2012 : Feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU dans le cadre de la résolution 2085, autorisant le déploiement par étapes de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali), réclamé par le Mali et approuvé par la Cédéao.

10 janvier 2013 : Début de l’offensive des islamistes vers le sud du pays. Ils s’emparent de Konna et menacent de continuer leur offensive vers le Sud. Le président Traoré sollicite l’aide militaire de la France.

11 janvier 2013 : Lancement de l’intervention militaire française dans le cadre d’une opération baptisée « Serval ». Avec le soutien de la France, l’armée malienne lance une contre-offensive de grande envergure et réussit à reprendre aux insurgés islamistes le contrôle de Konna (le 18 janvier), Diabali et Douentza (le 21 janvier), Gao (le 26 janvier), Tombouctou (le 30 janvier).

18 janvier 2013 : Début du déploiement des premiers contingents de la Misma (force africaine) et des forces tchadiennes au Mali.

02 février 2013 : Visite du président français, François Hollande, à Bamako et Tombouctou.

18 juin 2013 : Signature à Ouagadougou (Burkina Faso) d’un « accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali » entre les autorités de transition et les rebelles touaregs.

01 juillet 2013 : Installation de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) composée de 12 600 casques bleus chargés de stabiliser le Nord. Elle prend le relais de la Misma.

28 juillet et 11 août : premier et second tours de l’élection présidentielle.

14 août : le capitaine Sanogo, auteur du coup d’État de mars 2012, est promu général.

15 août : selon les résultats officiels, Ibrahim Boubacar Keïta est élu avec 77,61% des voix.

4 septembre : Ibrahim Boubacar Keïta est investi président du Mali.

9 septembre : le nouveau Premier ministre Oumar Tatam Ly forme un gouvernement d’ouverture pour répondre aux multiples défis

1er octobre : Des soldats de la garnison de Kati – d’où était parti le putsch en 2012 – ont tiré en l’air et pris otage le directeur de cabinet d’Amadou Sanogo, l’ex-chef putschiste.

21 au 23 octobre : Assises de la décentralisation.

24 novembre : Premier tour des élections législatives, peu d’engouement.

28 novembre : Les résultats provisoires des législatives ont été publiés. A l’issue du scrutin, aucun parti ou coalition de partis n’atteint la majorité.

15 décembre : second tour des législatives.