Sécurité et défense

La crise malienne du Nord a mis en évidence l’incapacité de notre armée à assurer sa mission : assurer la protection du territoire, de la population et des intérêts maliens.

Une réforme s’impose pour que notre armée puisse connaître et anticiper, prévenir, dissuader, protéger et intervenir. Les problèmes de nos forces de défense et de sécurité sont sans doute liés à des problèmes de moyen, à une mauvaise utilisation des ressources disponibles mais également à une absence d’autorité.

La restauration de la sécurité des personnes et des biens passe par le développement des capacités humaines et opérationnelles des forces armées et de sécurité. A ce niveau, les principales mesures envisagées portent sur la réforme du secteur de la sécurité et la modernisation subséquente des capacités des forces armées et de sécurité à travers la mise en œuvre d’une loi de programmation militaire quinquennale qui comblera les déficits en termes de ressources humaines, d’équipements modernes, de déploiement opérationnel et territorial, de projection et d’anticipation, de renseignements, etc.

Par ailleurs, les mesures législatives et règlementaires visant à faire aboutir, sans entraves bureaucratiques et sans délai, les dossiers relatifs au trafic illicite et au crime organisé, seront adoptées par le Gouvernement. Dans ce contexte, des mesures visant l’actualisation du cadre légal de la lutte contre les trafics illicites et le crime organisé, la création d’unités opérationnelles de lutte contre les trafics illicites et le crime organisé, la création d’une cellule de pilotage de la lutte contre le crime organisé et la drogue ainsi que le développement de la coopération multinationale, binationale et régionale en matière de sécurité, seront prises.